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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 19:19

avortement.jpgEn ouvrant ma boiîte aux lettres ce matin, je suis tombée sur un communiqué de l’ADV (Alliance pour les droits de la Vie) qui célébrait à sa façon la journée du 8 mars, journée internationale, comme nul ne peut l’ignorer, de la Femme.

Deux passages en particulier m’ont interpelée :

« l’Alliance pour les Droits de la Vie souhaite rendre hommage à toutes les femmes qui se battent pour concilier vie professionnelle et vie familiale, ainsi qu’à celles qui ont résisté aux pressions, souvent masculines, qui tendent à dissocier féminité et maternité. »

Plus loin : « En levant le tabou des conséquences de l’avortement sur la vie des femmes, l’Alliance souhaite une plus grande maturité dans l’approche d’une question de société sensible, qui, dans certains cas, est à prendre en compte parmi les violences faites aux femmes. »

En discutant autour de moi, je me suis rendue compte que ces deux passages surlignés avaient du mal à passer. Comment donc ! L’avortement, une violence faite aux femmes ! Ces fous extrémistes anti-IVG sont vraiment prêts à tout.

Il se trouve qu’un autre communiqué de presse, émanant celui-là de la Région Rhône-Alpes, est venu indirectement apporter de l’eau au moulin de l’ADV.

« Sexualité, contraception… Pour la première fois une Région donne la parole aux jeunes ! »

C’est vrai que jusque-là, les jeunes pouvaient en parler en famille, au lycée, dans la rue, au centre social, à la MJC, au CIO, mais pas à la Région. Ça leur manquait.

« Mais comment on fait pour avoir des capotes gratuites ou prendre la pilule sans demander à ses parents ?»

Voilà de vraies questions que les vrais jeunes se posent vraiment, à l’heure des distributeurs de capotes omniprésents et des infirmières scolaires habilitées à prescrire la pilule du lendemain. L’ennemi est d’entrée de jeu désigné : le parent, cet empêcheur de forniquer en rond.

« Comment on fait pour obtenir de vraies réponses aux questions sur la sexualité et la contraception ? »

Pour le coup, la question est pertinente. Surinformés, nos jeunes le sont sans nul doute ; mal informés, tout autant. Ils n’ignorent rien de la tuyauterie humaine, du kama-sutra et ont déjà vu un film porno à 11 ans pour une bonne partie d’entre eux ; parlez-leur respect, amour , responsabilité et partage de plaisir, là, ils sèchent. Non qu’ils ne soient demandeurs d’ailleurs. Mais la question de la sexualité, le plus souvent, est évoquée en termes effectivement de contraception. Comme si la sexualité humaine se résumait à ne surtout pas faire d’enfants et à ne pas choper le sida. Mais continuons de lire notre communiqué de presse :

Dans le cadre de la concertation régionale sur l’accès à la contraception et la prévention des Infections Sexuellement Transmissibles, la Région Rhône- Alpes sollicite l’avis des jeunes (14-25 ans) sur Internet.

Le Conseil régional lance une enquête afin de mieux identifier les besoins et les difficultés des jeunes en matière de sexualité et de contraception.

L’objectif est de mettre en place des actions qui leur facilitent la vie. La consultation des jeunes se fait par le biais d’un questionnaire anonyme en ligne.

L’enquête est prévue sur quinze jours, mais pourra être prolongée d’une semaine en fonction du nombre de réponses.

Rendez-vous sur www.tasante.com »

Tasanté.com, voilà un nom de site qui fleure bon le sérieux, le concret, le site institutionnel, ou du moins un site d’utilité publique.

Je suis donc allée voir ce site auquel la Région Rhône-Alpes a délégué son fameux questionnaire. La page d’accueil titre sur cet alléchant programme : « Pour la journée de la Femme, offre-toi un jules ! » Un article que je vous laisse découvrir tant il est romantique, qui s’adresse donc à une cible à partir de 14 ans.

Subjuguée par la qualité des conseils dispensés  dans ce billet, je décide de pousser plus avant ma lecture et je me rends dans la section intitulée sobrement « mecs ». Et c’est là que se trouve un petit bijou de littérature médicale, un billet qui renvoie le Complexe du homard de cette chère Dolto au rayon des antiquités. Ça s’intitule « Ado et futur papa », et ça donne ça (c’est nous qui soulignons les passages en gras).

On parle souvent des problèmes psychologiques qu'entraîne une grossesse accidentelle chez une ado, de savoir s'il faut garder le bébé ou non, si c'est trop tôt, trop difficile... Mais les mecs aussi sont concernés. Que faire quand ça te tombe dessus ? Voici quelques pistes pour t'aider à gérer.

En couple, ta nana veut garder le bébé
Ta nana t’annonce qu’elle est enceinte et qu’elle a envie de garder le bébé. Ok là t’as le droit de flipper ! T’es jeune et avoir un bébé c’est carrément pas dans tes plans. Comment faire ? L’important est de ne pas laisser trainer. Pour info, en France, l’IVG est autorisée jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse (soit 14 semaines d'aménorrhée). Si bébé il doit y avoir, tu devras t’en occuper en tant que père, alors autant t’impliquer dès maintenant dans cette prise de décision ! C’est dur à dire, mais il faut clairement expliquer à ta copine que tu n’as pas envie d’avoir un enfant pour le moment. 
Tu as une grande part de responsabilité dans cette histoire, alors rappelle-lui que c’est une erreur que tu ne veux pas payer toute ta vie. Explique-lui qu’avoir un bébé c’est un engagement à vie, que pour pouvoir s’en occuper il faut avoir une situation stable, être autonome (travail, appart).  Et que le mieux pour ce bébé c’est d’avoir une maman et un papa. Or si avant même sa naissance, tu as des réticences à vouloir le garder, c’est le bébé qui risque d’en souffrir. N’oublie pas que c’est son corps alors la décision finale lui reviendra. Soit convaincant, si vous pensez que c’est du sérieux entre vous il sera toujours temps de lancer un bébé plus tard ! Chaque chose en son temps ! Ensuite, accompagne-la dans les démarches comme les visites médicales, les consultations IVG… Ce n’est pas le moment de la laisser tomber !
Alors évidemment, ça leur fera peut-être un choc d’apprendre que leur propre progéniture a enfanté, mais un conseil : parles-en à tes parents ! Ils te connaissent mieux que personne et seront là pour t’épauler. Assure-toi si possible que ta copine aussi en parle à ses parents.

En couple, vous êtes ok pour ne pas le garder
T’es love, en couple depuis une plombe, et t’apprends lors d’un diner avec ta chéri, entre deux frites, que le test de grossesse est positif. Heureusement vous êtes sur la même longueur d’onde et optez pour l’avortement. Ce que ta copine va traverser est difficile. Tu dois la soutenir ! Aide-la dans les prises de rendez-vous chez les médecins, accompagne la à chaque examen, et le jour sois plus présent que jamais.  Enfin, Rappelle-lui que tu seras toujours disponible pour elle si elle ressent le besoin d’en parler. Et réconforte-la en la rassurant sur votre choix et sur tes sentiments. Si malgré ces bonnes intentions vous vous demandez comment faire pour avoir recours à l’IVG ; entrez en contact avec le Planning Familial de votre région, ils pourront prendre en charge votre  demande d’IVG, et pourront également vous soutenir moralement à traverser cette épreuve.

Bad trip, c’est même pas ta copine…
T’as rencontré une fille le mois dernier. Pour terminer cette soirée bien arrosée, vous l’avez fait… sans vous revoir après…  Jusque-là rien de grave. Sauf que te croyant invincible tu ne t’es pas protégé et t’as chopé un bébé ! Si t’es un mec bien et responsable, tu dois assumer et aider la fille que tu as mise enceinte en la soutenant dans toutes ses démarches comme si c’était ta copine. Applique les mêmes conseils que dans les deux cas de figures précédents. Si cette nana veut garder l’enfant, deux possibilités s’offrent à toi : tu le reconnais ou pas, c’est-à-dire que tu deviens son papa aux yeux de la loi. Sache que reconnaître l’enfant t’engage à exercer une autorité parentale, c'est-à-dire assurer la sécurité et la moralité de l’enfant, ainsi que ses besoins (nourriture, logement), alors pèse bien le pour et le contre avant de prendre une décision !

L’article s’arrête là. Un article qui est un véritable appel à exercer des pressions sur une mineure fragile. Si on fouille plus avant, on est renvoyé sur un article "expliquant" l'IVG et qui incite clairement à contourner la loi française (imagine-t-on un billet expliquer qu’en France la pédophilie est sévèrement réprimée mais qu’on peut aller à Madagascar tranquille ?) et qui n’envisage pas une seconde le cas où un ado voudrait faire un truc de dingue, un truc fou : assumer ses responsabilités. Non, l’ado pour tasanté.com, c’est une boule d’hormones sans cervelles qui veut juste niquer comme un lapin et ne surtout pas s’emmerder à réfléchir. Je serais ado, je me sentirais insultée.

Tasante.com est une émanation du groupe Skyrock. Si la Région s’est acoquinée avec eux, c’est parce qu’un sondage a crédité ce site comme étant un site très consulté par les adolescents. Je comprends la volonté de la Région de toucher le maximum de jeunes, mais est-ce bien raisonnable de cautionner un site ayant un discours aussi violemment anti-féministe ?

L’ADV a raison. Dans certains cas, l’avortement est une violence à l’encontre des femmes. Violence à laquelle des sites comme tasante.com induisent les adolescents.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 11:24

baillon-20b.jpgIl faudra que l’on sache. Il faudra que l’on nous explique. Que l’on explique pourquoi, sur la base de quelles révélations, de quelles motivations sérieuses le juge Wim de Troy a effectué cette perquisition. Ce qui me choque, moi, ce n’est pas tant la mise en scène « hors de proportion », pour reprendre l’expression de Dirk Depover, le président de l’association pour enfants disparus et sexuellement exploités Child Focus. Oui, comme Mgr Léonard l’a souligné, « en quelques heures, l’image de l’Eglise a été ternie » - rappelons tout de même que les crimes des prêtres s’en étaient déjà chargé. Et les délires du parquet perquisitionnant les tombes à la recherche d’une preuve d’un complot propédophile de la part de l’institution ecclésiale sont somme toute bien dans l’air du temps : à l’heure du grand complot, du « on nous cache tout », de la paranoïa du N.O.M[1]., de Dan Brown considéré comme un historien fiable, il n’est pas étonnant que circulent des légendes urbaines sur des secrets planqués dans des chambres funéraires – c’est même un poncif de la littérature conspirationniste qui spécule à l’infini sur les découvertes, à Khéops ou ailleurs de chambres « de décharge », dont l’intérêt, purement architectural, n’a révélé ni Graal, ni Arche d’alliance, ni Porte des Etoiles, pas même le plus petit denier tournois tombé de la poche d’un templier venu transférer en secret le corps de Jésus dans un ashram tibétain. C’est une logique de méchant-de-film-américain : je perds du temps à expliquer pourquoi je suis méchant afin que le gentil ait le temps de se défaire de ses liens, et je me fais suer à creuser une chambre secrète dans une tombe de cardinal pour y camoufler les preuves de mes crimes plutôt que d’aller acheter pour 30€ une déchiqueteuse au BHV. Arrêtons-nous là, Koztoujours a parfaitement souligné ce point précis.

Oui, l’ambiance qui règne aujourd’hui en Occident est au catho-bashing. Au Québec, le malheureux cardinal Ouellet n’a-t-il pas plutôt émis l’hypothèse que l’on puisse proposer autre chose aux femmes en détresse que d’avorter, que les réactions les plus délirantes se sont enchaînées. Je ne prendrai qu’un exemple dans la vague médiatique de haine qui l’a aussitôt submergé : Cyberpresse a ouvert illico ses colonnes au « conseiller en promotion de la santé » Stan Shatenstein, qui nous explique doctement que l’Eglise est illogique, parce que, et je le cite, « si toute vie est sacrée, il faudrait protéger celle de chaque spermatozoïde et de chaque ovule ». Ah ! que voilà de la réflexion, de la vraie, et profonde et tout et tout, et qui bouleverse les perspectives sur le sujet.

Aux Etats-Unis, la Cour suprême refuse de reconnaître l’immunité du Saint-Siège ; en Grande-Bretagne, on peut faire la Une des journaux en clamant vouloir poursuivre Benoît XVI au TPI pour « crimes contre l’humanité » ; et la liste pourrait s’allonger à l’infini.

 

 Mais l’Eglise, qui en a vu d’autres, s’en remettra, et la réaction du n°2 du Saint-Siège, le cardinal Bertone, est excessive au possible. Je crois même profondément que tout cela aura, à plus ou moins long terme, l’effet strictement inverse. Pourquoi ? Parce que c’est lorsqu’elle est un lieu de pouvoir que l’Eglise trahit sa mission qui est d’être au service des hommes. Dans les affaires de pédophilie du clergé, qu’est-ce qui nous frappe ? Que les prêtres concernés sont, selon l’expression judiciaire consacrée, des personnes ayant autorité. L’Eglise remplit sa mission quand elle est service, pas autorité. Et peut-être que cette crise nous permettra de le redécouvrir.

 

Il n’en reste pas moins que notre affaire belge est un magnifique gâchis. Pour qui ? Oh, pas grand-monde, presque personne. De simples gens qui n’ont rien demandé à personne, ni à être violés, ni à se retrouver otages d’une campagne anti-Eglise[2]. Des hommes, des femmes comme vous et moi, devenus prétextes à vendre du papier et de l’image à foison. Des gens dont à qui l’on ne donne la parole que lorsqu’ils acceptent de livrer cette intimité dont nous sommes tenus, nous post-modernes, de nous repaître à l’infini. Je veux parler des victimes de ces abus sexuels.

Car plus lamentable encore que les tombes des cardinaux, c’est le saccage du travail de reconstruction de ces personnes qui me rend malade aujourd’hui.

Il y avait un accord entre le Ministère de la Justice belge et l’Eglise catholique. Cet accord visait, non pas à étouffer les affaires, mais à permettre aux victimes, dans le cadre d’une Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale, à laquelle participaient deux magistrats nommés par le ministère, d’être entendues sans forcément passer par un procès. Et à ceux qui hurlent que l’Eglise ne veut pas faire la vérité sur ces affaires, un seul chiffre : la Commission a reçu 475 plaintes. Vendredi, les 475 dossiers ont été confisqués par le parquet. La commission s’est donc auto-dissoute.

Imaginez un instant ce que peuvent ressentir ces 475 personnes. Placées à un moment de leur vie sous l’emprise physique ou psychologique d’un agresseur qui a assujetti leur liberté et pris le contrôle de leur corps. Les voici à nouveau privées de l’exercice de cette liberté par la justice. D’abord un corps qui ne vous appartient plus, maintenant votre libre-arbitre bafoué. C’est absolument scandaleux. Considère-t-on, au Parquet de Bruxelles, que ces personnes n’ont pas leur mot à dire ? Qu’une déferlante de procès, permettant à une justice belge de se refaire une beauté après le fiasco Dutroux, vaut mieux que d’aider ces gens à se remettre debout ? Il semble malheureusement que oui.

Je vais vous révéler quelque chose que les personnes qui accompagnent les victimes savent très bien : porter plainte n’est pas forcément une bonne chose pour la victime. Porter plainte, c’est partir pour un combat que toutes n’ont pas les forces de mener. C’est commencer par aller au commissariat. Raconter une première fois. Puis, si votre affaire n’est pas prescrite, on vous oblige (c’est la loi) à une visite médicale, même si les faits remontent à plus de quelques jours. Certains 15 ans après l’agression… Puis le parcours continue. Si vous connaissez votre agresseur, vous devrez subir une première confrontation. Si vous avez du bol, il reconnaîtra les faits ; dans le cas contraire, vous serez là, blême, devant le juge et le violeur, souvent dans la même sidération que vous avez subie durant le viol – on appelle cela, en psychologie, « l’effet d’emprise ». Il vous faut écouter les dénégations de votre violeur, essayer de tenir bon. Et quand, des mois plus tard, le procès s’ouvre, si le procès s’ouvre, c’est à nouveau raconter devant l’accusé, le juge et un jury populaire votre calvaire. Ecouter l’avocat de la défense expliquer que bon, après tout, vous l’avez peut-être un peu cherché, hein. Attendre le verdict. Un verdict qui, s’il est inférieur aux réquisitions de l’avocat général, vous laissera un goût amer toute votre vie. Et si votre agresseur est acquitté (aucun procès n’est écrit à l’avance) repartir plus détruit que jamais.

Il est bien évident que ceux et celles qui ont le courage de porter plainte doivent le faire, ne serait-ce que pour mettre hors d’état de nuire des gens dangereux. Et je les salue bien bas : ce sont des héros. Mais tout le monde n’a pas l’étoffe d’un héros. Dans les associations d’aide aux victimes, on le sait bien. Ecoutons les Chiennes de Garde :  « Pour des femmes dont le psychisme est fragilisé par le traumatisme qu’elles ont subi, toutes ces étapes du processus judiciaire sont ressenties comme autant d’agressions qui viennent s’ajouter à l’agression initiale. ». Les magistrats le savent aussi. Il n’y a pas si longtemps, lorsque la loi faisait encore la distinction, certains juges préféraient déqualifier le viol en agression sexuelle, passible alors de la correctionnelle, pour éviter aux victimes d’avoir à subir les assises. Cela partait d’un bon sentiment. Mais cela niait leur histoire.

475 dossiers. 475 personnes qui avaient délibérément choisi de s’en remettre à la Commission de l’Eglise belge. 475 victimes de nouveau niées.

Bravo, M. le juge Wim de Troy.

Osons espérer que le Parquet de Bruxelles n’entamera pas des poursuites judiciaires contre l’avis des victimes. Souhaitons que ce gâchis soit justifiable. Car, décidément, il faudra bien nous expliquer.

ADDENDUM 14h50: Confirmation de mon analyse: certaines victimes se sentent trahies par la justice et n'hésitent pas à le faire savoir: http://www.rtbf.be/info/belgique/judiciaire/eglise-et-pedophilie-en-belgique%C2%A0-des-victimes-se-sentent-piegees-232046?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter



[1] Nouvel Ordre Mondial, pour ceux qui ne sont jamais allée sur nouvelordremondial.cc ou conspiration.cc

[2] Faut-il rappeler que le nom de code de la perquisition à l’archevêché de Bruxelles-Malines, était « Opération Eglise » ?

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